jeudi 8 janvier 2015

Merci d'avoir soutenu le point de vue de Charlie

Le 7 janvier 2015 quelques faibles influençables, conditionnés comme des robots, manipulés comme des marionnettes, ont apporté leur soutien à Charlie en démontrant efficacement à quel point son ironie mordante (et exaspérée) face à la connerie humaine est JUSTE.

Combien faudra-t-il de corps ensanglantées ou décérébrés pour que les hommes apprennent - ou réapprennent - à penser par eux-mêmes, au lieu  d'écouter les sirènes qui les charment dans le sens de leurs instincts les plus animaux ???

Longue vie à Charlie et ses frères ! Il y a et aura toujours des esprits libres, et courageux faut-il le dire ?,  pour stigmatiser les pantins qui déshonorent leur espèce, leur ethnie, leur religion et... eux-mêmes.



mercredi 12 juin 2013

La vie normale

Et s'il existait ailleurs, quelque part, une forme de vie qui ne soit pas un cancer ?

Une vie (mais qu'est-ce qui définit le fait de la vie, à ce sens large ?) douée peut-être d'intelligence, et en tout cas dont l'essentiel des facultés ne vise pas simplement à se répliquer, que ce soit ou non souhaitable.

Soit un/des êtres immortels.
Soit une série dense de générations spontanées.

Rêvons d'une planète, appelons-la "le Vagabond" - par souci d'étymologie ou en hommage à Fritz Leiber et Tigrishka.

Nous y rencontrons un être, appelons-le Pierre - en hommage au minéral et car Tigrishka est bien trop humaine.

Il est là, y sera, peut-être n'y sera plus un jour, comme tout assemblage normal de matière, celle qui constitue la presque totalité de l'univers.

Il s'est formé d'une réunion spontanée d'éléments. Un hasard qui a rassemblé quelques trillons d'atomes. Un hasard qui n'a pas la volonté forcenée de se réitérer : celui qui crée un grain de sable, un océan, une nébuleuse ou la première structure terrestre affligée d'un gène.

Pierre ne se soucie ni de sa propre fin, ni de la contourner en se transmuant par métempsychose, parthénogenèse, reproduction sexuée ou clonage. Il est, il pense, il imagine, rêve, crée, aime et souffre sans doute. Il vit.
D'autres autour de lui, tous différents, tous uniques et jamais deux fois identiques dans les siècles des siècles. Avec qui il échange idées et concepts, matière à l'occasion.

Imaginons...

Leur surprise, leur effarement, le jour où ils se trouvent face à cette aberration : une forme d'intelligence si pauvre, formée de milliards d'êtres pratiquement semblables, avant tout désireux de se répandre, se multiplier, à terme d'occuper tout l'espace disponible dans l'univers, sans aucune raison pour cela et sans même en avoir conscience - sauf un certain R.D. peut-être.
Cette myriade qui au lieu de penser à vivre pense à survivre, individuellement et en tant que groupe, même au détriment de toute autre structure non dotée de cette obsession... et à son propre détriment !

Leur dégoût en apprenant qu'une planète entière est peuplée de vie de cet acabit, non seulement ces êtres (plus ou moins) pensants, mais des milliards d'autres de forme et aptitudes diverses, de la bactérie au tigre.
Tous issus d'une seule structure qui s'est reproduite, reproduite, reproduit, reproduite... ad nauseam.
Des groupes qui se baptisent "espèces", constitués d'une infinité d'unités issues de celles, au fil du temps, dont la principale qualité (la seule bien souvent) était la capacité à se reproduire.

Peut-être la toute première de ces unités, apparue au fond d'un océan sur cette planète Terre, aurait-elle été un interlocuteur agréable et stimulant pour Pierre et ses amis. Mais tout ce qu'ils rencontrent, c'est une version terriblement transformée de celle-ci, une version dite "évoluée".

Il faut d'ailleurs de longues explications pour qu'ils comprennent que cette évolution, cette dégénérescence qui les épouvante, est perçue comme un avantage par ses victimes. Ils comprennent, mais y voient une grave maladie mentale !

Eux-mêmes sont navrés que cet être, au départ proche d'eux et de tout l'univers, se soit multiplié en se transformant peu à peu en simple machine à se multiplier, nombriliste et aveugle. Que ces amas de matière groupée en cellules (au passage ils ont appris aussi ce qu'est une prison; ils trouvent donc que ce terme est admirablement adapté) soient agrégés autour de petits démons appelés gènes qui usent et abusent de leur corps et de leur esprit pour... se multiplier.

On leur a aussi parlé de la maladie "cancer". Et ils voient mal quelle est la différence entre les cellules cancéreuse et les autres, et surtout les êtres qu'elles constituent, tous essentiellement soucieux de se reproduire.
Peut-être pourras-tu essayer de le leur faire comprendre ?
Ou peut-être est-ce Pierre, au contraire, qui te fera comprendre ce qu'est vraiment vivre...


En collaboration avec mes squatters mentaux actuels : la pleine conscience et Richard Dawkins - dont "Pour en finir avec dieu" m'intéresse encore bien plus que "Le gène égoïste" ;-)

dimanche 23 décembre 2012

Chers spams

Merci à toi qui as semé ici, dans ce jardin orphelin, tes plantes urticantes. Ces pubs déguisées bien irritantes qui m'ont gratouillé les nerfs.

Merci de m'avoir prise par les mauvais sentiments, d'avoir utilisé ma mauvaise humeur, de m'avoir donné les mauvaises raisons.

Merci de m'avoir ramenée de force en utilisant ma hargne pour me faire un cadeau.

Merci de m'avoir obligée à venir t'expulser.

Je n'ai ouvert le portillon rouillé que pour venir arracher tes mauvaises herbes et j'ai trouvé les fleurs qui m'attendaient, patiemment vivaces ou exotiques.

Sur mon tableau de bord, des instantanés de La Boîteuse : Gwendal si loin d'ici mais toujours là.
Des messages de Serp et de Zefyrane, fidèles comme je n'ai pas su l'être.
Des messages de Skyhobbes, découverte.

Alors avant de revenir je l'espère, un peu de courage en bandoulière, travailler mes plate-bandes, je partage ce cadeau avec vous (même toi, le pollueur; mais ne vas pas l'envahir !)  : l'adresse au bout du pseudo, les heures de plaisir à parcourir cet autre jardin, "Skyhobbes"

mercredi 23 mars 2011

Poussière d'âmes

Elle accouche, divine, elle émet un flux d'âmes;
divine divin, il éjacule une créature.
Se reproduit à sa façon.

Recyclage non-bio mais naturel, quand même,
d'âmes usées retournées, sans gants,
au stock du tout-néant.

Grand brassage et nouvelle fournée,
bien pétrie, dés bien secoués.
Bonne louchée du container,
l'océan-ciel philosophal.

Soigneusement broyée, la poignée de gros sable
s'affine en plage tropicale...
A chaque raffinement, tend vers la poudre.

Cette fois encore chaque grain existe, peut-être.
Pour la prochaine création, pour chaque créature,
restera-t-il l'ombre d'une poussière ?

mardi 22 février 2011

Justice(s)

J'aimerais bien parfois, lorsque je suis l'actualité (i.e. quand mon moral est assez haut pour ne pas sombrer dans les abysses en apprenant ce qui se passe dans le monde), voir ne serait-ce que le dizième des articles, reportages, etc. consacrés à Florence Cassez être consacrés aussi à des personnes, françaises ou étrangères (particulièrement si elle n'ont pas le type "gaulois"), qui purgent une peine dans les prisons françaises tout en clamant depuis le début leur innocence.

Sans parler des prisonniers d'opinion, toutes nationalités confondues, emprisonnés à travers le monde et que personne ne soupçonne même d'enlèvement, port d'armes, mauvais traitements... mais seulement de ne pas penser droit.

Les premiers, qui n'ont accès qu'à leur avocat souvent commis d'office, n'ont pas la possibilité d'accorder des interviews ou participer à une émission télévisée.

Les seconds ont Amnesty International. Hormis quelques cas "extrêmes" comme une grande figure de l'opposition emprisonnée dans son pays, comme un Mandela au temps de l'apartheid, comme une Aung San Suu Kyi, ils n'ont guère d'autre soutien...

Je ne sais pas si cette femme (oh pardon ! cette Française) est coupable de tout ce dont on l'accuse ou innocente même de toute complicité avec son compagnon.
Je ne sais pas si la justice mexicaine est incorruptible et parfaite.
Je ne sais pas quelles pressions s'exercent ici et là-bas.

Tout ce que je sais, c'est que cette "affaire" sur-médiatisée, outil de choix (très maladroitement :) utilisé par un pouvoir vacillant pour essayer de redorer le placage de son blason, me fait surtout penser... aux autres prisonniers.


(un peu plus tard)

Petit ajout, histoire que ce coup de gueule fadasse (décidément même mon indignation est plate en ce moment) débouche peut-être sur quelque chose d'utile. Extrait d'un mail d'Amnesty Belgique qui tombe à pic :

"Myanmar (Birmanie), des militants arrêtés dans le cadre des grandes manifestations de protestation antigouvernementales de 2007

Les militants, Htay Kywe, Mie Mie et Zaw Htet Ko Ko, ont été arrêtés dans le cadre de la chasse aux personnes qui étaient à l’origine des grandes manifestations de protestation antigouvernementales qui ont commencé en août 2007, et auxquelles les autorités ont mis un terme, fin septembre, en déclenchant une violente répression.

Ces personnes sont maintenant inculpées de toute une série d’infractions fondées sur des considérations politiques. Amnesty International les considère comme des prisonniers d’opinion. Ces personnes risquent d’être soumises à des actes de torture. [Plus d'information...]

Agissez maintenant"


Vous savez ce qu'il vous reste à faire :D
Euh... Je serais pas un peu autoritaire, là ???...
Vous savez ce que vous pouvez faire.

Vous pouvez aussi d'ailleurs aller faire un tour sur le site que je viens de rajouter dans ma liste de liens : "Ensemble contre la peine de mort".

A connaître par exemple, entre autres, l'histoire de Hank Skinner qui attend dans le couloir de la mort depuis 15 ans, dans un pays soi-disant "civilisé" (dossier examiné actuellement par la Cour Suprême après un dernier report de son exécution l'an dernier) et dont l'innocence paraît très probable - lui aussi bien sûr clame son innocence depuis le début...

jeudi 4 novembre 2010

Vu d'en bas

A chaque pas j'écrase une myriade de microbes. Ou plutôt j'essaie. Zoom avant. Entre les crêtes de la poussière, les Everest du bitume, tapis dans les vallées microclimatiques, ils se terrent, lâches !

Pourquoi lâches ?
Non, ils s'abritent. Sacrifient sur leurs autels d'atomes les microesclaves voués au salut de leur société. Implorent, avec toute la rouerie souhaitable, la clémence des puissances invisibles dans leur immensité, dont ils savent, parce que savoir est inné, que leur survie dépend.

Mais ils s'interrogent. Leurs prêtres ont dit... Pourtant certains s'interrogent.
Parfois un intrépide, un tout jeune, tout neuf, tout fou, ignore la sagesse ancestrale et refuse les traditions immuables. Oh ! il lui faut bien 494372 secondes, au moins ! Mais l'émergence de sa pensée libre arrive fatalement à son terme.
Alors il échappe au destin immémorial de la soumission à la condition microbienne, à l'équilibre fatal entre le peuple microbe et ses dei ex maxima. Il choisit la rébellion, l'attaque, tout feu, tout flamme, il enflamme, passe à l'attaque, refuse le statu quo, la guerre de tranchées de ses pères.

Quelques 11666 minutes plus tard, bien sûr, son innovation est devenue norme. Bien sûr les puissances invisibles (inventées par les prêtres, comme chacun sait et tait) ont absorbé et assimilé sa révolte. Son unicité est devenue masse grouillante, moutons de Panurge. Sa tactique innovante ne surprend plus personne, et surtout pas "là-haut". Elle est domptée.

Alors il meurt. Vaincu. Banal. Seulement fier, si tous les autres s'en moquent, d'avoir accompli un petit pas dans l'évolution de son antique espèce. Il sait, lui, que tôt ou tard elle échappera à la domination des grands invisibles. Qu'après bien d'autres novateurs comme lui, elle sera libre et vainqueur !

Il oublie, bien sûr, que les dieux sont l'aliment de son peuple. Et il ignore que les dieux sont mortels.

mardi 7 septembre 2010

D'abord, le cadre !

Youpiiiii !!!!! Je suis en vacances pour un mois :)

Oh ! Je reste à Paris. Mais après un mois de travail dingue, dès ma sortie de clinique, en allant travailler avec des béquilles pour cause de sciatique (dernière étape de mes tuiles corporelles - pour un spectre, c'est le comble de l'injustice), après l'épuisement et la douleur, j'ai l'impression de renaître enfin après ces premiers jours de détente.

Pour fêter ça, et plus spécialement pour Gwendal qui regrettait l'an dernier l'aspect trop "clean" de ma petite terrasse, voici quelques photos, hélas sans soleil, du petit coin de verdure que j'ai réussi à me créer cette année : on progresse déjà vers le joyeux fouillis qui effectivement me correspondrait mieux :D

Je suis particulièrement contente de mon datura - le petit arbuste à fleurs doubles, violet et blanc, pour les ignares en botanique. Non seulement je le trouve beau, bien que sur ces clichés du mois dernier il ne soit pas au sommet de sa floraison, mais il embaume.

Toutes les ipomées, mon dada de cette année, n'en étaient aussi qu'à leur adolescence et sont à présent de glorieuses adultes... mais le temps, aujourd'hui encore plus gris, ne permettrait pas que de nouvelles photos leur rendent mieux justice :(

C'est une petit pause "nature" en attendant que mes neurones encore en convalescence reprennent le chemin de la poésie... ce qui ne saurait sûrement tarder !











dimanche 29 août 2010

Début de commencement de retour

Je vais presque bien.
C'est un scoop !

Je ne vais pas détailler la liste de mes problèmes de santé. Juste vous faire partager, pour fêter mes premiers pas sur la Lune après une longue absence à peine pointillée, une chanson qui m'enchante, me fait rêver, m'a accrochée dès la première écoute - il y a déjà bien longtemps.
Je ne veux pas savoir pourquoi, mais pour moi elle est magique !

Cette fois encore la vidéo (que je trouve, honnêtement, très kitsch et au ras des pâquerettes ) n'apporte rien, au contraire, à part peut-être une occupation de l'espace afin que vous ne passiez pas à côté sans l'entendre ;-)
Alors fermez les yeux, écoutez, et j'espère que vous me rejoindrez dans mon rêve...



mercredi 7 juillet 2010

Ôeuhvres de clinique

A l'occasion d'une "perm" à Paris, voici un petit coucou en poèmes de la clinique où je finis de me remettre en forme (il était temps !!!) car, croyez-le si vous voulez, je pense à vous !


(Ôdc-1) Mer primale

J'aime faire la méduse
vautrée, épandue, répandue
glissée glissante sur ma couche
roc moelleux, sable satin
Masse flasque vidée de forme
tous os bannis
revenue à la paresse primordiale


(Ôdc-2) Mère finale

Si douce, si frêle,
si embarrassée
d'être embarrassante.
Chère dame, vieille, belle,
tissée de brocard fâné,
adouci, affiné.
Si perdue, si seule,
dans son esprit
traîtreusement tordu.
Chère mère d'une autre,
engluée dans votre A,
ignoble parente de ma D,
pathétique,
d'une reconnaissance à pleurer
comme un chien battu
ramené à sa niche.


(Ôdc-3) Impressions soleil couchant

Vert de bleu, vert d'or,
vert rossignol nimbé de nuit.
Silence ondulant sur les branches,
fourmillement d'herbe.
Fraises sauvages
mûres mordantes
clairs champignons
blottis sous l'ombre.
Le temps serpente
au rythme du repos;
souffrances aérées, allégées.
Vies tremblotantes,
abritées.
Sursis de paix
entre stress et angoisse.
Calme de l'air
calme de l'âme
vert caressant
nous berce.


(Ôdc-4) Ralenti

Rêve de mer sous la douche
rêve de cimes sur la butte
écho de ville dans un hameau.
Ecrêtés, atténués,
aspérités érodées
conflits miniature
guerres d'atomes
pariade en mineur
débâts lymphatiques
écrasés de soleil et d'ennui.

mercredi 31 mars 2010

Décrépite


Depuis longtemps, la tête.

Dernièrement, les poumons.

Maintenant, le cœur...


Aux dernières nouvelles, j'expérimente la péricardite et j'envisage de renommer ce blog "chroniques des cratères". Le petit côté cave et abîmé de ce nom conviendrait bien au contenu souffreteux de cette Lune déclinante.

Pour ceux qui en seraient curieux, la péricardite a ceci de coton (entre autres filouteries) que le malaise et la douleur s'accroissent quand on s'allonge, avec un soupir de bienheureuse lassitude, pour se reposer de... son malaise et sa douleur.

Je sens que je vais aller mettre des commentaires odieux, genre "lach té com" ou "vote pour moi", sur le site de l'énergumène qui a inventé une maladie aussi vicieuse !
Ce qui ne vous empêche pas d'y faire un tour si vous ne le connaissez pas ;-) Il a l'air un peu en jachère depuis un moment, mais il y a de quoi lire pour se distraire.

lundi 22 mars 2010

La théorie du complot et du fusible

Petit délire parano :

Une oligarchie - économique, ça va sans dire - a fait élire NS afin qu'il fasse, en force, les réformes qui conviennent à leurs intérêts.

Ces excès le grillent, bien sûr, mais c'était prévu dès le départ : il est jetable. Et au bout du compte le mal (le bien pour ces quelques-là) sera fait et il faudra(it) des décennies pour réparer les dégâts. En attendant, quelques tirelires en or massif se remplissent...

PS qui n'a rien à voir - sauf éventuellement la détérioration du système de santé :
J'ai cessé de crépiter.
Je peux me remettre à ronfler :-)

**********************************************

20h15 - Réponse à un "commentaire" (à cet article ? pas vraiment, puisqu'il n'a aucun rapport !), commentaire d'une certaine Danièle, que cette fois je ne mets pas à la poubelle afin qu'on sache de quoi je parle, car il m'a... sérieusement énervée !!! :

A cette Danièle toujours "anonyme" : merci de lire ma réponse à ta précédente sollicitation ici et de CESSER DE POLLUER MON BLOG AVEC CES BETISES D'ECHANGE DE VOTES !!!
Si tu venais sur "La face visible de la Lune" pour le visiter, le lire, t'y promener, bref pas seulement pour jouer à ce jeu débile, tu aurais déjà appris que je n'y joue pas et qu'il m'horripile !

Je vote (quand j'ai le temps et l'envie) pour les blogs qui me plaisent, point barre. Généralement c'est quand je viens d'y lire -ou relire ! - un article qui m'a particulièrement séduite.
Et si quelque chose peut m'inciter à NE PAS voter, c'est bien qu'on essaie de m'y obliger ! que ce soit en voulant ainsi acheter mon vote (beurk !) ou par d'autres moyens, menace comprise parfois ;-) Ça ne me donne vraiment pas envie d'aller visiter le blog en question et donc éventuellement de voter pour lui s'il me plaisait ! Ce qui est d'ailleurs improbable si j'en juge par le comportement de son auteur...

lundi 15 mars 2010

Je crépite !

Parmi mes découvertes récentes, ce si joli mot : crépitement.

Jusqu'à présent je connaissais celui du feu extérieur - celui qui a essayé de m'envoyer au nirvana sans l'avoir (encore) mérité il y a 15 ans.


Et bien maintenant, je sais que ça s'applique aussi, à travers un stéthoscope, à une saloperie d'infection des poumons (la pneumonie pour ne pas la nommer).

Ça fait donc un mois que je crépite. C'est chic, non ?

Vivement le silence...

NB : la photo est récupérée sur le net et à peine modifiée. Trop dur de faire ma propre image, sorry !

Jean Ferrat



Son père s'était noyé dans ce brouillard (paraît-il inexistant) quand Jean avait 11 ans. Je l'ignorais et il a fallu sa mort pour que je l'apprenne, et que ce sont des militants communistes qui ont ensuite mis l'enfant juif à l'abri du même sort.

L'apprendre a ajouté à ma tristesse en apprenant la disparition de cette voix de mon enfance, je ne sais pourquoi - peut-être simplement parce qu'aujourd'hui on combat trop souvent l'islamophobie en versant dans l'antisémitisme rebaptisé; parce qu'un bouc émissaire est donc si indispensable ??? Triste monde...

Le musicien, le poète, l'homme profondément "engagé", sincère; l'homme de goût aussi, qui nous a fait partager de superbes poèmes d'Aragon. Comme je le regrette !
Je suis loin d'être la seule, et je voudrais que vous partagiez le beau message d'hommage qu'a laissé Alain sur "A l'indépendant".

mardi 23 février 2010

Bulletin

Il semble que j'en ai fini avec les maladies infantiles genre varicelle (j'ai cru avoir les oreillons, mais je les ai ratés).

Pour bien attaquer dans un genre plus adulte, j'ai chopé une pneumonie.

Est-ce bien ça qu'on appelle le progrès ???


PS : je remercie la personne qui a laissé un message effaçable avant-hier. Sans elle, je n'aurais probablement pas pensé à venir faire un tour ici avant un bon moment.
Ce blog ressemble de plus en plus à un carnet de (mauvaise) santé, mais est encore vivant, quand même !

mardi 9 février 2010

EDVIGE + HADOPI = LOPPSI 2

Et c'est censé inciter les électeurs français à voter pour le parti au pouvoir.
Et ça marchera.

snif

mercredi 20 janvier 2010

En désespoir sans cause

aspirer
comme un succédané de vie
ce qui reste de jour

survivre d'un lux
d'un décibel
d'un atome

se raccrocher
au vent même

jeudi 31 décembre 2009

Happy old year !

Il faudrait quand même penser un peu à dire au revoir à 2009 ! Au revoir plutôt qu’adieu si on imagine une conception cyclique du Temps, ou tout simplement parce que c’est plus optimiste.

Attention ! Je ne parle pas de faire un bilan quelconque, mais juste de la saluer, sans la juger, comme si on venait juste de la rencontrer, aussi poliment et même aussi joyeusement que nous l’avions accueillie.

Elle le mérite. Plus précisément, elle n’a pas démérité. Quoi que je/tu/il ait fait pendant ces 365 jours, cette pauvre année n’y est pour rien. Du premier au dernier jour elle est restée elle-même, immuable dans ses quatre chiffres harmonieux, toutes ses rondeurs.

2009, chère ancienne année, je t’adresse tout mes vœux de bonheur !

mercredi 30 décembre 2009

Brave new world

Et voilà !

Bienvenue dans ce nouveau monde :)
nouveau au sens de "dernier en date" bien sûr.


Ça va devenir coton...

Avant on annonçait une fin du monde tous les mille ans environ. On avait le temps de bien la fignoler, avec prophéties, paniques et tout et tout.

Récemment, on est passé à un intervalle d'une décennie et deux poussières. Ca se sent : un peu bâclée sur les bords.


C'est alors que j'ai introduit (brillamment, isn't it ?) la fin du monde quotidienne ! mais... je ne me sens pas capable
de tenir le rythme :(

A moins d'aller jouer les prophètes chez les bactéries, peut-être ???

mardi 29 décembre 2009

En vérité je vous le dis,

le monde finira demain 30 décembre 2009, comme annoncé dans "La Guerre des Gaules".

Etant donné le peu de temps qu'il reste pour faire plein de choses passionnantes, je ne vais pas en perdre à vous donner les détails de mes sources. Cherchez si ça vous chante, moi je vais faire la fête !

jeudi 24 décembre 2009

QCM

Quel est le plus triste : rêver de paysages qu'on ne verra jamais, ou se souvenir de paysages qu'on ne reverra plus ?

Quel est le plus douloureux : ne jamais rencontrer l'âme sœur, ou bien l'avoir perdue ?

Quel est le plus cruel : ne rien voir, ou voir le mal ?

Et quelle est la pire question ?

mardi 1 décembre 2009

Contre les nouveaux fichiers « EDVIGE », je signe toujours !

Vite fait (les raffinements esthétiques seront pour plus tard éventuellement), le lien vers la nouvelle pétition contre le fichage des "possibles futur-délinquants", y compris enfants de 13 ans, et le texte de la pétition par le Collectif Non à EDVIGE :

http://www.nonaedvige.sgdg.org/


Contre les nouveaux fichiers EDVIGE, je signe toujours !

" Pétition du Collectif « Non à EDVIGE » - Lancée le 30 novembre 2009

Deux décrets sont parus au journal officiel le 18 octobre 2009 pour remplacer le défunt décret « EDVIGE 1.0 », retiré par le gouvernement en novembre 2008 suite à la mobilisation citoyenne. Contrairement à ce qu’il avait annoncé au plus fort de cette mobilisation, le gouvernement a choisi d’éviter une fois de plus le débat parlementaire en créant des fichiers de police par décret. Le vote des députés UMP en Commission des lois le 24 novembre 2009 des « amendements BENISTI » à la proposition de loi de simplification du droit, qui autorisent la création de fichiers par simple arrêté gouvernemental, confirme la volonté de la majorité présidentielle d'enterrer définitivement la promesse de faire passer par la loi la création de tout nouveau fichier de police Le Collectif « Non à EDVIGE » dénonce et condamne un tel choix.

Le Collectif « Non à EDVIGE » constate que la mobilisation sans précédent contre le premier décret « EDVIGE 1.0 » a permis :
- La disparition des données sensibles se rapportant à la vie sexuelle et à l’état de santé.
- La limitation de certains délais de conservation des données et une meilleure traçabilité de l’accès à ces données.
- Une certaine dissociation, à travers deux décrets, des finalités complètement différentes d’enquête administrative d’une part et de prévention des atteintes à la sécurité publique d’autre part.

Le Collectif « Non à EDVIGE » constate cependant que bon nombre de ses précédentes critiques s’appliquent toujours aux nouveaux décrets :
- Comme avec le fichier « EDVIGE 1.0 », pour ce qui concerne les atteintes à la sécurité publique, il s’agit de ficher des personnes avant même tout passage à l’acte, au mépris du principe de la présomption d’innocence.
- Comme avec le fichier « EDVIGE 1.0 », les mineurs pourront être fichés dès 13 ans.
- Comme avec le fichier « EDVIGE 1.0 », et de manière plus inquiétante encore, les personnes pourront être fichées à partir du simple fait qu’elles habitent une certaine zone géographique, ou qu’elles en proviennent.
- Comme avec le fichier « EDVIGE 1.0 », on constate un mélange des finalités puisque, pour les enquêtes administratives, les agents pourront accéder à des données qui ne devraient relever que de la seule prévention des atteintes à la sécurité publique.
- Pire qu’avec le fichier « EDVIGE 1.0 », l’appartenance syndicale, mais aussi les opinions politiques, religieuses ou philosophiques pourront justifier en elles-mêmes qu’une personne ne puisse pas accéder à certains emplois, ce qui limite gravement l’exercice de droits constitutionnels démocratiques.

Pour toutes ces raisons, le Collectif « Non à EDVIGE », dont des membres déposeront des recours en annulation des décrets incriminés devant le Conseil d’Etat, demande :
- Le retrait des deux décrets du 18 octobre 2009.
- La soumission au débat parlementaire de toute nouvelle création de fichier de police.
- L’abandon du fichage des mineurs dans tout fichier fondé sur la seule présomption.
- L’abandon du fichage de l’origine ethnique, même déguisée sous une autre appellation.
- La préservation des droits syndicaux et politiques, de la liberté de pensée et d’expression, y compris pour les personnes exerçant dans un cadre professionnel « sensible ».


L’importance des problèmes identifiés justifie une mobilisation citoyenne et des actions de même ampleur que celles qui ont permis le retrait du précédent décret « EDVIGE 1.0 ». Le Collectif « Non à EDVIGE » appelle donc les citoyens et les organisations à se remobiliser et à manifester leur soutien à ces actions en signant cette pétition. "

NB : c'est moi qui ai souligné quelques phrases en les passant en rose gras. Celles en gras simple le sont dans le texte original.

mercredi 11 novembre 2009

Mes paysages

Tiens ! comme ça, sur un coup de tête, une visite de la face visible de ma Lune, extra-muros et intra-muros. Maintenant vous savez TOUT de moi ;-)



Depuis cette photo il y a une quinzaine de jours, la fleur de brugmansia s'est ternie, mais de nouvelles roses ont éclos et une dizaine de boutons de brugmansia font la course avec les gelées...



Télescopage d'un petit tableau huichol (Mexique) et d'un bout d'oeuf africain en... pierre à savon ??? Panne de mémoire :(





Un peu plus regroupés que d'habitude, cadrage oblige, un échantillon de mon éclectisme sur frigo...

vendredi 6 novembre 2009

Aspiration




Je veux un nid douillet.
Un cocon, un œuf, une matrice.
Du pilou, du coton, du cachemire, de la flanelle.

du quelque chose insupportablement doux,
ramollissamment confortable,
dépersonnalisant, décérébrant,
de la chaleur vaguement moite,
débilitante,
de quoi priver de toute énergie et de tout besoin d'en avoir

de ce qui donne des envies d'évasion

quand on l'a.




Je décline toute responsabilité dans l'existence de l'image bricolée que je viens de rajouter : cette vision sommaire d'une FdL au pays des merveilles est le résultat des suggestions (généreuses mais imprudentes) dans les commentaires. Chacun reconnaîtra sa contribution :)

Petite note au passage
Quand j'ai voulu ajouter le soleil et la lune, j'ai fait plusieurs recherches sur le net, entre autres sur ces astres dans l'art huichol, que j'aime beaucoup - j'avais envie de coller un soleil et une lune huichols, pour le télescopage de styles avec le dessin de John Tenniel !
Finalement j'ai choisi un autre style, mais j'ai noté l'adresse d'un site qui offre toute une galerie de tableaux huichols : "Visions chamaniques". A découvrir si vous ne connaissez pas encore :)
Ici l'entrée de la galerie.

Quand on n'a le désir de rien, il faudrait pour vivre une raison.
Or de raison, il n'y en a pas.

Reste l'instinct, ou le hasard aveugle, la frénésie de cellules qui veulent se reproduire si elles le peuvent, ou survivre à défaut.
Après tout, ça suffit à des myriades d'êtres vivants - dont un bon nombre d'humains - depuis l'origine de la vie...

Pourquoi me faudrait-il plus ? Serais-je incapable de l'abrutissement nécessaire ? Ce ne sont pourtant pas les moyens qui manquent pour l'atteindre :)

samedi 31 octobre 2009

Pour la première fois, je n'ai pas un frisson de répugnance radicale en fantasmant la lame du couteau sur mon poignet. Le côté boucherie sordide et souffrance, paraît lointain et comme irréel.
Sans doute si je passais à l'acte, à cet acte précisément je veux dire, reculerais-je devant la souffrance.
Probablement cela me ferait-il peur lorsqu'il faudrait se mettre à appuyer assez pour traverser la peau, pour vaincre la résistance de cette chose si molle qu'elle en est difficile à couper. Je viens de peler des cuisses de poulet, j'ai encore pleinement conscience de la flacidité de la peau, sa façon de glisser sous la lame, d'échapper à la déchirure.
J'ai aussi séparé les pilons des cuisses. Ce doit être étrange de ressentir dans sa main droite une sensation voisine de cela, en tenant le couteau qui tranche le poignet, pendant que du côté gauche on ressent... quoi ? La souffrance est-elle intense ? Peut-on s'anesthésier, si comme moi on est trop douillette, en prenant des analgésiques ou peut-être en plongeant un long moment la main, jusqu'au poignet, dans de la glace ??? Ou bien, à cet instant précis, dépasse-t-on la douleur ?

Pendant longtemps pourtant j'ai été plutôt dure à la douleur. Il a fallu ces cinq ans de mal au dos non-stop pour que je devienne si douillette et le reste une fois la douleur devenue épisodique. Comme si ce corps, muscles, nerfs ou cerveau, était prévu pour admettre une certaine quantité de souffrance et saturait lorqu'elle est atteinte, que ce soit en un éclair de torture ou par une longue peine insidieuse.
Y a-t-il une même quantité limite de souffrance mentale ? Un seuil au-delà duquel on ne supporte plus rien, pas même la moindre petite peine ? Sans possibilité, sans espoir que le compteur au moins, peu à peu, même s'il fallait dix ans, redescende vers le zéro et permette de continuer (vers où et pourquoi, c'est un autre problème, qui se suffit bien à lui-même) en encaissant les douleurs quotidiennes ?

mardi 30 juin 2009

Voyage d'un amour tendre



Voyage d'un amour tendre
Echo de Bob Silverberg - L'Homme programmé (The second trip)

samedi 27 juin 2009

Congé maladie

Congé de blog en tout cas...

Juste un petit mot pour m'excuser de mon retard à répondre à vos commentaire et... me justifier ;-)

Voilà 3 semaines que j'enchaîne les maladies : virus non identifié, bronchite bactérienne et maintenant... varicelle !

Non seulement je suis sur les genoux, mais je crois imaginer les petits sourires mi-apitoyés mi-amusés quand je dis que j'ai la varicelle, à mon âge :( Dommage que je n'ai pas en même temps la rougeole, la coqueluche, les oreillons (il en manque ?) : je serais enfin tranquille !

En tout cas, ce n'est pas encore aujourd'hui que j'aurai le courage de m'y remettre. Sur ce, je retourne m'allonger.

A la revoyure !

lundi 22 juin 2009

Good night, Mr Coué

Si je suis désespérée
je ne veux pas le savoir
Si le monde s'écroule
je ne veux pas le voir

Si tu n'existes pas
laisse-moi l'ignorer
Si la souffrance est infinie
laisse-moi croire à une fin

Si l'esprit est mort
qu'il se déguise en vie
Si le bien n'est qu'illusion
que le mal soit lumineux

Si le vide m'entoure
je veux créer les étoiles
Si tout n'est que vanité
je veux inventer l'espoir


J'ai hésité à faire une deuxième publication aujourd'hui, dans la foulée. Mais après tout elle était déjà prête quand j'ai découvert Pharos (mais pourquoi affublent-ils leurs horreurs de si jolis noms ?!) et finalement elle est d'actualité...
En prime, je mets ma play-list Deezer en lancement automatique, histoire de me remonter le moral avec cette Love Light qui est mon antidépresseur préféré. Si elle vous casse les oreilles, la playlist et son bouton "arrêt" sont à droite :)

Mais arrêtez... !

Curieuse coïncidence. Je m'interrogeais hier sur le besoin d'un minimum de contrôle d'Internet, pour éviter le danger des comportements irresponsables. Et aujourd'hui je découvre la brillante réponse que "nos" autorités apportent à une question similaire - mais je doute que le but soit exactement le même ;-) et là il n'est pas question d'éducation.

Connaissez-vous Pharos ? Non pas la merveille antique, cette espèce de prototype de la Statue de la Liberté, non, car le moins qu'on puisse dire est que ce n'est pas vraiment la liberté qui éclaire en l'occurence. Moi je ne connaissais pas encore et j'aurais préféré garder mon innocente ignorance...

C'est le ministère de l'Intérieur qui vient de pondre cette nouvelle trouvaille. Il s'agit ni plus ni moins que d'un espace de délation tout confort : un site internet voué à collecter, anonymement bien sûr, les dénonciations de "sites ou contenus contraires aux lois et règlements diffusés sur Internet".

Je cherche la pétition. Pas possible qu'il n'y en ait pas !

En attendant, je m'interroge toujours. Mais à présent je me demande si je ne préfère pas, à tout prendre, que quelques abrutis publient librement des messages irresponsables sur les forums. Si c'est là la seule alternative que notre société est capable de produire, elle est pire que le mal. Elle est le mal.

NB : d'après l'article que je viens de lire, quelques 300 000 internautes se sont déjà connectés à ce site de délation. J'ignore quelle proportion a pondu son e-lettre anonyme, mais même s'il n'y en avait que 10 !... Ce seraient les 10 premières victimes.
Je n'ai pas lu les réactions à l'article. Je n'ose pas.

Non seulement nous voilà encouragés à nous abaisser au rang de cafteurs - pas encore rémunérés; ça viendra ! - mais on connaît les dérives possibles. Bonjour les règlements de compte ! A-t-on jamais dénombré les fausses accusations, tout aussi anonymes of course, portées pendant l'Occupation par des "bons français" pour éliminer commodément un voisin ou un parent gênant ? Une fois fiché (qui croira que ce système ne produira pas un fichier ?), l'innocent aura fort à faire pour lever le doute...
J'arrête là. Ca me rend malade.

samedi 20 juin 2009

Mais arrêtez de déconner !!!

Je suis déprimée.

Pour une fois ce n'est pas à cause des aberrations de mon propre cerveau, mais de la (re-re-re-)constatation de la BETISE CRASSE - et dangereuse - qui règne sur cette merveille qu'est Internet.

Tout part d'une ordonnance de mon endocrinologue-nutritionniste-diabétologue, qui me suit depuis plusieurs années pour un petit souci à la thyroïde et des problèmes de surpoids - obésité réelle, pas caprice de fashion-victim !
En raison d'une situation très spécifique il m'a prescrit, après un examen et un interrogatoire exhaustifs et une information sérieuse, du Sibutral : un coupe-faim délivré exclusivement sur ordonnance, et encore uniquement de certains spécialistes. A prendre bien sûr en complément d'un régime alimentaire et d'une bonne hygiène de vie.

Je me méfie comme de la peste de ces trucs qui ressemblent fâcheusement à des amphétamines (non seulement c'est dangereux, mais les excitants, ce n'est pas ma tasse de... thé ;-) Je suis donc plutôt réticente et, sans le lui dire, bien décidée à essayer de m'en passer si j'y arrive.
Au cas où je ne pourrais pas y couper, j'ai quand même voulu en savoir plus et bien sûr me suis précipitée sur mon PC-miracle.

Résultat des courses : j'ai retrouvé essentiellement les informations données par le médecin, dont une liste impressionnante de contre-indications et d'effet secondaires parfois mortels, plus quelques détails moins importants, mais surtout des aberrations dangereuses, y compris sur les forums de sites soi-disant spécialisés dans la santé ! Par exemple :

- des femmes qui estiment avoir quelques kilos à perdre (genre "je fais 1m59 et pèse 60kg, je veux perdre 5kg), donc loin d'avoir un "indice de masse corporelle" anormal et préjudiciable à leur santé, et à qui un médecin a prescrit du Sibutral, comme si c'était un placebo... là où un léger régime et un peu d'exercice seraient probablement plus que suffisants.

- d'autres qui proposent tranquillement de revendre une boîte qui leur reste - sans se soucier le moins de monde de préciser qu'il n'est délivré que sur ordonnance et nécessite un suivi médical rigoureux -, y compris sur des forums où pourtant des médecins étaient intervenus pour remettre les pendules à l'heure - ou du plomb dans les cervelles, pour varier les métaphores. Les 90€ minimum, non remboursés, qu'elles ont dépensés justifient-ils ce comportement de dealer ?

- des discussions hallucinantes où alternent "conseils" meurtriers et apologies débiles, et où on recommande l'utilisation de ce médicament potentiellement très DANGEREUX comme on recommanderait une marque de spaghetti.

- et évidemment des sites qui proposent cette molécule, sous différents noms de spécialités, sans ordonnance bien entendu et donc sans aucun contrôle médical. Le pire étant que les mono-neurones participant(e)s aux forums, y compris pseudo-médicaux, se refilent allègrement ces adresses...

J'espère que tous mes visiteurs comprennent qu'on se sente déprimé en mesurant la profondeur abyssale d'une telle stupidité :-(
Le plus triste est que la grande majorité de ces personnes (sauf le médecin qui prescrit ça à la légère) sont sûrement pleines de bonnes intentions et souhaitent sincèrement aider leurs interlocutrices - car il n'y a pratiquement pas de mecs dans le lot, à part les toubibs - tout en les mettant sereinement en danger de mort !

Donc je me mêle de ce qui me regarde, comme ça nous regarde tous, et ajoute mes 3 petits grains de sel même si je ne suis heureusement pas la seule à le faire; enfoncer un clou utile, tant pis si ça sent le réchauffé !

1 - Internet, c'est magnifique, un espace de liberté et d'information où on peut dire tout ce qu'on veut et trouver une masse phénoménale de renseignements. Le problème c'est que la diffusion du mode d'emploi a quelques décennies de retard sur la technique...

Ce qu'on écrit "online", n'importe qui peut le lire et, qu'on le veuille ou non, on est responsable de ce qu'on dit; cette liberté de parole quasiment sans contrôle, c'est une bombe à retardement qu'on ne manie pas sans précautions et sans un minimum de bon sens.
Que ressentira une de ces écervelées si on enquête sur une mort consécutive à la prise de ce médicament et qu'il s'avère que c'est elle, en le revendant ou simplement en le conseillant à la légère, qui a tué celle qu'elle voulait aider ? Sans doute n'a-t-elle pas été suffisamment informée, ne l'a-t-on pas assez aidée à prendre conscience des conséquences possibles de ses publications, mais si elle se retrouve avec un tel poids sur la conscience, c'est elle qui en subira la douleur.

Quant aux informations trouvées sur les sites, notamment les forums ou les blogs, elles ne sont pas contrôlées et les sources vérifiées, comme c'est le cas avec les supports papier, où l'éditeur a une responsabilité légale. Généralement les hébergeurs indiquent clairement, dans les conditions d'utilisation, qu'ils ne sont pas responsables du contenu publié par les participants. Et donc, parmi des informations fiables et sérieuses (à recouper quand même quand le sujet est sensible), on trouve une masse d'idioties, de désinformation délibérée et de contre-vérités involontaires, souvent répercutées sans aucun esprit critique de forum à blog, de blog à forum, jusqu'à prendre des allures de vérité révélée simplement par l'effet du nombre.
Lorsqu'on se laisse convaincre de la réalité d'une info parce que "ils l'ont dit à la télé" ou "ils l'ont dit dans le journal", on est quand même un peu protégé par la loi que doivent respecter les organes de presse; mais dans ce cadre du net, il n'y a pas ces garde-fous.

2 - Je n'ai aucune envie de prêcher une limitation de la liberté d'expression sur Internet. Elle est trop jouissive pour moi ;-) et nos espaces de liberté se réduisent bien assez vite pour que je souhaite protéger celui-là. Mais, sans parler de censure, j'en viens à me demander s'il ne faudrait pas quand même un contrôle plus large de ce qui se publie, sur les forums ou ailleurs sur le net.

Bien sûr c'est délicat. Déjà, qui serait chargé de ce contrôle ? Peut-on imaginer, utopiquement hélas, un organisme suffisament indépendant des impératifs économiques, politiques et de tout intérêt personnel pour assurer cette tâche ? Les anges ne courent pas les rues.

Alors une solution moins liberticide serait d'attaquer le problème sous l'angle de l'éducation. Encore qu'entre éducation/information et éducation/endoctrinement la frontière est dangereusement fluctuante...
N'ayant pas d'enfants d'âge scolaire dans mon entourage, j'ignore le contenu de l'apprentissage à l'informatique et à l'utilisation d'Internet dispensé par l'Education Nationale et le degré de sensibilisation des parents aux problèmes que ça pose (le spectre de la pédophilie, bien sûr, est sûrement pris en compte, mais la responsabilité morale du simple fait de participer à un forum ou de tenir un blog ?).
Vous qui en savez plus que moi là-dessus, j'espère que vous me le direz :)

3 - Pour en revenir au Sibutral (le prendra, le prendra pas, la Fantômette ?), je m'étonne toujours que des moyens conséquents soient mis en oeuvre pour lutter contre le pernicieux et délétère pervertissement de notre belle jeunesse par les drogues illégales et, dans une mesure variable, par les légales (ah ! Douste-Blazy s'aplatissant devant les viticulteurs ! C'est que je l'aimais bien, moi...) et que dans le même temps il n'y ait pas de campagne de prévention/répression(?) aussi énergique concernant les médicaments, vendus sur ordonnance ou non, dont on fait en France une consommation faramineuse, notamment les psychotropes : antidépresseurs et anxiolytiques, et les sites de vente en ligne de médicaments qui, selon la loi française, ne peuvent être délivrés que sur ordonnance.

Les moyens techniques existent sûrement pour que les FAI empêchent l'accès à ces dealers de drogues dures via leurs services, non ? (encore que j'aie déjà atterri aussi sur des blogs qui font l'apologie de l'héroïne, mais peut-être ont-ils été fermés depuis). N'est-ce pas assez porteur pour la campagne électorale permanente qui conditionne l'élaboration de notre législation ? Ou aurais-je mauvais esprit ???
De toute façon, je tiens à mon slogan : "l'éducation est plus efficace que la prohibition"... et ne prend pas les citoyens pour des irresponsables dont la liberté serait forcément dangereuse.


PS : en prime, puisqu'après tout on est sur Internet ;-) deux sites d'info sur les médicaments, à titre bien sûr purement informatif et qui ne remplacent pas la consultation d'un médecin... sérieux ;-) :

- le BIAM (banque de données) : page de présentation et moteur de recherche. C'est plutôt une bdd pour les professionnels et ça suppose qu'on connaisse (ou cherche ailleurs) le sens de pas mal de termes. Il ne répertorie pas les médicaments, sauf des spécialités étrangères, mais les molécules.

- le Vidal, site de la société qui d'ailleurs gère maintenant le BIAM. C'est l'éditeur, depuis des lustres, du "Dictionnaire Vidal", la Bible (papier) des médicaments. Ce site propose un espace "professionnels", mais aussi un "grand public" et répertorie les spécialités. Son sous-site pour le grand public, avec un champ "recherche" à gauche pour trouver la fiche d'un médicament : Eurekasanté

Fâcheux concours de circonstances

Une fois de plus, c'est Zefyrane qui m'a mise en branle, ce qui relève de l'exploit étant donné ma puissante inertie naturelle...

Brefle, comme dirait cette chère éolienne, j'ai pris mon courage à deux mains et ma souris, euh, dans la troisième sans doute (ou dans un tentacule ?) et j'ai participé moi aussi au concours "lutte contre l'homophobie" sur le Clog.

Comme je suis décidément très lente, je viens à peine de réaliser que ce serait une bonne idée évidente de vous donner l'adresse, pour participer si vous voulez à un des concours ouverts (la lutte et les grimaces)... sauf qu'il est trop tard pour "la lutte" : je croyais que c'était jusqu'au 20 comme pour les grimaces, ben non : c'était que jusqu'au 19 :(

Bon, d'accord, je suis assez nulle. Mais quand même ! vous avez encore les grimaces (en vous dépêchant : Rubriques/Les concours) et tous les concours à venir. Et puis vous pouvez aussi consulter les précédents : je viens de voir des photos et des textes qui valent le détour !

Info de dernière minute le 20-6
En fait je suis voyante : la date limite est reportée aussi à aujourd'hui pour "la lutte contre l'homophobie". Alors à vos crayons, stylos, souris, tablettes graphiques, appareils photos ! C'est pour une juste cause :)


Et comme maintenant le concours est fini, je ramène dans la Lune ma (bizarre) petite manif personnelle anti-anti-homo :


ETro

Et, non, cette fois il n'y aura pas de légende explicative ;-)

jeudi 11 juin 2009

Jazz au choeur

Eglise si immobile !
les notes chatouillent les pierres
douce secousse d'ombre
née de l'air

Lianes entrelacées à l'assaut des colonnes
les vénérables pierres
en sont décapées
arrondies
étincelantes

Une heure s'écoule crescendo et les fantasmes
de fumée et d'alcool
emplissent la nef

Un petit souvenir sur le vif d'un concert mal commencé et fini dans l'exultation, Kenny Barron à l'église Saint Germain des Prés.

vendredi 5 juin 2009

Double vue ?

Il y a quelque temps, j'encourageais énergiquement mes visiteurs à lire non seulement mes publications - quand même ! -, mais aussi les commentaires, intéressants et enrichissants... notamment pour moi.

Aujourd'hui je vais enfoncer le clou et en rajouter une couche (ça se voit que je bricole ces temps-ci) à la lumière de mon dernier poème, Dhel-.
C'est qu'il vient de se produire ce qui m'arrive bien souvent : au fil des commentaires, notamment ceux de mes deux Bulle (vous permettez que je vous considère un peu comme miennes, jolies bulles errantes ?), je m'aperçois qu'on peut voir dans mon poème tout autre chose que ce que je croyais y avoir mis.

Au départ je rêvassais, comme d'hab, en contemplant vaguement la différence de luminosité entre l'extérieur et mon petit chez-moi, puis l'obsurcissement progressif, les nuances d'intensité mais aussi de qualité de la lumière, entre la partie de la pièce près de la porte-fenêtre et un peu plus loin vers l'intérieur.
Saisie d'inspiration, me voilà agrippant férocement le premier carnet qui me tombe sous la main (j'en sème partout) pour enfanter - sans douleur - une nouvelle Oeuvre inoubliable. En fait je me laissais porter par l'idée de lumière, je tournicotais autour de ses différents aspects, sa signification matérielle ou symbolique, bref je cherchais à décrire la lumière.

De mon point de vue, j'y étais arrivée. Puis... commentaires.
Qui me faisaient plaisir mais me laissaient quand même un peu dubitative : "voyage" ? "visionnaire" ? Prise dans la sensation initiale qui m'avait poussée à écrire, je n'y percevais pas vraiment ça.

Ce n'est qu'avec le dernier commentaire, celui de Bulle Noire, que j'ai enfin décidé d'agir - ce qui me demande toujours beaucoup de stimuli et une longue mise en train. Autrement dit, j'ai relu mon poème en essayant de faire abstraction des conditions de sa naissance, pour essayer de ressentir comment on pouvait le percevoir d'un oeil vierge.
Et là, illumination ! Tout à coup c'était évident : bien sûr, c'est un voyage qui se dessine, une sorte d'errance cosmique. A ce propos, je vous suggère de le lire en écoutant mon cher Dark Star (dans la play-list Deezer, à droite); ne vous inquiétez pas : le début du morceau suivant vous tirera sans mal de votre transe ;-)

Je suis un peu déçue que mes élucubrations sur la lumière ne soient pas perceptibles (trop cryptiques ?), que le poème soit raté selon son objectif initial, mais en même temps émerveillée d'avoir produit involontairement quelque chose qui me plaît aussi et... qui m'échappe totalement. Je n'ai pas voulu fantasmer un voyage cosmique, et pourtant il s'est créé tout seul, en utilisant mon carnet, mes mains, ma sensibilité, mon psychisme, etc. et je ne sais pas d'où il sort, quelle alchimie compliquée l'a synthétisé.

Finalement, face à ce mystère, je suis toujours aussi dubitative bien que pour d'autres raisons. Et je crains fort que l'explication soit inaccessible...
A moins que la perspective de l'expo William Blake, que je vais visiter dans quelques jours, m'ait faite visionnaire, sans le moindre stimulant artificiel ??? C'est un peu inquiétant. Dubitative, je vous dis !

dimanche 31 mai 2009

Dhel-

La lumière se dissoud
se perd au fil du temps
se dilue dans l'espace
se noie dans le néant.

Faim.
Le corps l'aspire
l'âme est en manque.

Lumière interne, externe
du soleil de bronzette
au vide blanc intense
au seuil de l'au-delà.

Vie.
La lumière imprègne
anime, éveille, crée.

Noir.
Tu n'existes pas.
Visible, tu peux être.

Onduleuses particules
qui dessinent les corps
chapelet de marées
qui sculpte le futur.

Lumière égale temps
la durée qui s'écoule
ryhtme de ce qui est
mesure de l'infini.


     Un rayon, une ombre, un reflet.

     Vision ou hallucination
     illusion ou aveuglement ?

     Trame de la réalité.